CHARTE DES THESES
DE
L’UNIVERSITE DE LIMOGES
en application de l’arréte du 3/09/1998
adoptée par le conseil
scientifique du 1er décembre 1998 et le conseil d’administration du 4 décembre
1998
COMPOSANTE :
Signatures
Le doctorant
Nom : Prénom :
Adresse :
tel :
statut (boursier, salarié, autre)
:
nature du financement, montant :
sans financement,préciser :
Le(s) directeur(s) de la these (2 au maximum cf. article 3 – paragraphe4)
nom : Prénom :
qualitE :
tel :
Le directeur de l’equipe
d’accueil
Nom : Prénom :
qualite :
TEL :
Le directeur de l’ecole doctorale
:
nom : Prénom :
qualite : Directeur de l’Ecole
Doctorale –
tel :
Année Universitaire
PREAMBULE
La préparation d'une thèse repose sur
l'accord librement conclu entre le doctorant et le directeur de thèse qui a la
responsabilité de l’encadrement de la thèse au sein de l’équipe d’accueil
jusqu’à la soutenance. Cet accord porte sur le choix du sujet et sur les
conditions de travail nécessaires à l'avancement de la recherche. Directeur de
thèse et doctorant ont donc des droits et des devoirs respectifs d'un haut
niveau d'exigence.
Cette charte définit ces engagements
réciproques en rappelant la déontologie inspirant les dispositions
réglementaires en vigueur et les pratiques déjà expérimentées dans le respect
de la diversité des disciplines de l’Université de LIMOGES et des UFR qui la
composent. Son but est la garantie d'une haute qualité scientifique.
L'Université de LIMOGES
(“ établissement ” dans le texte) et les écoles doctorales s'engagent
à agir pour que les principes qu'elle fixe soient respectés lors de la préparation
de thèses en co-tutelle ou en co-direction.
Le doctorant, au moment de son inscription,
signe avec le(s) directeur(s) de thèse, celui de l’équipe d'accueil et celui de
l'école doctorale, le texte de la présente charte qui vaut pour toute la durée
de la thèse, sauf avenant particulier.
1 - LA THESE, ETAPE D'UN PROJET PERSONNEL ET
PROFESSIONNEL
La
préparation d'une thèse s'inscrit dans le cadre d'un projet personnel et
professionnel clairement défini dans ses buts comme dans ses exigences. Elle
implique la clarté des objectifs poursuivis et des moyens mis en oeuvre pour
les atteindre.
Le
candidat reçoit une information sur les débouchés académiques et
extra-académiques dans son domaine. Les statistiques nationales sur le devenir
des jeunes docteurs et les informations sur le devenir professionnel des
docteurs formés dans son laboratoire d'accueil lui sont communiquées par
l'école doctorale de son secteur, son (ses) directeur(s) de thèse ou les
services de la scolarité de la composante où il s'inscrit.
Afin de
permettre que l'information sur les débouchés soit fournie aux futurs
doctorants du laboratoire, tout docteur doit informer le responsable de l'école
doctorale dont il dépend, de son avenir professionnel pendant une période de
cinq ans après l'obtention du doctorat.
L'objectif du (des) directeur(s) de
thèse et du responsable de l'école doctorale est d'obtenir un financement pour
le plus grand nombre de doctorants sans activité professionnelle. Le(s)
futur(s) directeur(s) de thèse et le responsable de l'école doctorale informent
le candidat des ressources éventuelles pour la préparation de sa thèse
(allocation ministérielle de recherche, bourse régionale ou /et sur Fonds
européen, bourse industrielle, bourse associative, bourse spécifique dispensée
par les laboratoires d’accueil). Une demande d’exonération des frais
d’inscription peut être formulée par le doctorant auprès de l’administration.
Les
moyens à mettre en œuvre pour faciliter l'insertion professionnelle reposent
aussi sur la clarté des engagements du doctorant. Inscrit dans une école
doctorale, le doctorant doit se conformer à son règlement et notamment suivre
les enseignements, conférences et séminaires. Afin d'élargir son champ de
compétence scientifique, des formations complémentaires lui seront suggérées
par son(ses) directeur(s) de thèse. Ces formations, qui font l'objet d'une
attestation du directeur de l'école doctorale, élargissent son horizon
disciplinaire et facilitent sa future insertion professionnelle. Parallèlement,
il incombe au doctorant, en s'appuyant sur l'école doctorale et sur
l'établissement, de se préoccuper de cette insertion en prenant contact avec
d'éventuels futurs employeurs (laboratoires, universités, entreprises, en
France ou à l'étranger).
La participation aux DOCTORIALES fait
partie de cette stratégie, ainsi que la participation à des formations
complémentaires, séminaires, professionnalisation et notamment le DIPLOME
D’UNIVERSITE “ INNOVATION ET TRANSFERT TECHNOLOGIQUE ”
Selon les disciplines et les
laboratoires, cet éventail de formations complémentaires peut utilement inclure
un séjour de quelques semaines dans une entreprise ou une organisation
publique.
2 – SUJET ET FAISABILITE DE LA THESE
L'inscription
en thèse précise le sujet et l’équipe d'accueil. Pour cela, le sujet doit être
bien défini, avoir un caractère innovant et pouvoir être traité dans la durée
impartie.
Le
sujet de thèse conduit à la réalisation d'un travail à la fois original et
formateur, dont la faisabilité s'inscrit dans le délai prévu. Le choix
du sujet de thèse repose sur l'accord entre le doctorant et le(s)
directeur(s) de thèse, formalisé au moment de l'inscription. Le(s)
directeur(s) de thèse, sollicité(s) en raison d'une maîtrise reconnue du champ
de recherche concerné, aide(ent) le doctorant à dégager le caractère novateur
dans le contexte scientifique et s'assure(ent) de son actualité ; il(s)
s’assure(ent) également que le doctorant fait preuve d'esprit d'innovation.
Le(s)
directeur(s) de thèse doit (doivent) définir et rassembler les moyens à mettre
en œuvre pour permettre la réalisation du travail. A cet effet, le doctorant
est pleinement intégré dans son unité ou laboratoire d'accueil,
où il a accès aux mêmes facilités que les chercheurs titulaires pour accomplir
son travail de recherche (équipements, moyens, notamment informatiques,
documentation, possibilité d'assister aux séminaires et conférences et de
présenter son travail dans des réunions scientifiques, qu'il s'agisse de
" congrès des doctorants " ou de réunions plus
larges). Enfin, pour leur part, les membres de l'équipe qui accueillent le
doctorant, doivent exiger de ce dernier le respect d'un certain nombre de
règles relatives à la vie collective qu'eux-mêmes partagent et à la déontologie
scientifique. Le doctorant ne saurait pallier les insuffisances de
l'encadrement technique du laboratoire et se voir confier des tâches
extérieures à l'avancement de sa thèse.
Le doctorant, quant à lui,
s'engage à respecter un rythme de travail adapté à son statut personnel selon
qu’il est bénéficiaire d’une aide, d’une bourse, qu’il est salarié ou sans aide
aucune. Il a vis-à-vis de son directeur de thèse un devoir d'information quant
aux difficultés rencontrées et à l'avancement de sa thèse. Il fait preuve
d'initiative dans la conduite de sa recherche.
3 – ENCADREMENT ET SUIVI DE LA THESE
Le
futur doctorant doit être informé du nombre de thèses en cours dirigées par
le(s) directeur(s) qu'il pressent. En effet, un directeur de thèse ne peut
encadrer efficacement, en parallèle, qu'un nombre limité de doctorants.
Le nombre
maximal de doctorants par directeur de thèse est fonction du flux entrant de
doctorants dans l’équipe de recherche concernée. Il est soumis à l’avis des
écoles doctorales.
NB : Dans les secteurs
“ Science et Technologie ” et “Santé ”, il est fortement
conseillé qu’il soit limité à trois.
Dans les conditions définies
par le conseil scientifique, les co-encadrements par les chercheurs et
enseignants-chercheurs autorisés à s’inscrire en HDR sont pris en compte dans
le potentiel d’encadrement. Un doctorant ne peut être encadré par plus de deux
co-encadrants.
Le doctorant a droit à un encadrement
personnel de la part de son(ses) directeur(s) de thèse, qui s'engage(ent) à lui
consacrer une part significative de son temps. Il est nécessaire que le
principe de rencontres régulières et fréquentes soit arrêté lors de l'accord
initial.
Le
doctorant s'engage à remettre à son(ses) directeur(s) autant de notes d'étape
qu'en requiert son sujet et à présenter ses travaux dans les séminaires de son
équipe d’accueil. Le(s) directeur(s) de thèse s'engage(ent) à suivre régulièrement
la progression du travail et à débattre des orientations nouvelles qu'il
pourrait prendre au vu des résultats déjà acquis. Il(s) a (ont)le devoir
d'informer le doctorant des appréciations positives ou des objections et des
critiques que son travail pourrait susciter, notamment lors de la soutenance.
Pour une bonne
harmonisation des procédures de validation scientifique et d’avancement des
travaux des doctorants, le responsable de l’équipe d’accueil soumet un cahier
des charges à l’école doctorale dont il relève. Celle-ci valide et veille à
l’application desdites procédures et décide des dispositions à prendre en cas
de manquement ou de difficultés particulières.
Elle peut en
outre prendre l’initiative de mettre en place un COMITE des THESES.
Constitué en concertation avec les différentes parties contractantes, il peut
comprendre, outre le(s) directeur(s) de thèse et le co-encadrant, des membres
de l’équipe de recherche, des industriels, des personnalités des milieux
socio-économiques, des spécialistes étrangers, et toute personnalité compétente
dans le domaine des thèses concernées.
Pour la
soutenance de thèse, le jury est constitué conformément à l’arrête du 30 mars
1992, en accord avec le doctorant. Il est souhaitable que le jury ne
dépasse pas six membres.
4 – DUREE DE LA THESE
Une thèse est une étape dans un
processus de recherche. Celle-ci doit respecter les échéances prévues,
conformément à l'esprit des études doctorales et à l'intérêt du doctorant.
La durée de référence de préparation
d'une thèse est de trois ans. A la fin de la deuxième année, l'échéance
prévisible de soutenance pourra être débattue, au vu de l'avancement du travail
de recherche. Des prolongations peuvent être accordées à titre dérogatoire par
le directeur de l’école doctorale, sur demande motivée du doctorant, et en
fonction de son statut personnel, après avis du directeur de thèse.
Cet accord ne signifie pas poursuite
automatique du financement dont aurait bénéficié le doctorant. La possibilité
d'aides peut être explorée, notamment pour les doctorants rencontrant des
difficultés sociales. Les prolongations doivent conserver un caractère
exceptionnel. Elles interviennent dans des situations particulières ;
notamment, travail salarié, enseignement à temps plein, spécificité de la
recherche inhérente à certaines disciplines, prise de risque particulier. Elles
ne sauraient en aucun cas modifier substantiellement la nature et l'intensité
du travail de recherche telles qu'elles ont été définies initialement d'un commun
accord.
Dans tous les cas, la préparation
de la thèse implique un renouvellement annuel de l'inscription du doctorant
dans son UFR de rattachement.
Pour
se conformer à la durée prévue, le doctorant et le directeur de thèse doivent
respecter leurs engagements relatifs au temps de travail nécessaire. Les
manquements répétés à ces engagements font l'objet entre le doctorant et le
directeur de thèse d'un constat commun qui conduit à une procédure de
médiation, (cf. point n° 6).
5 – PUBLICATION ET VALORISATION DE LA THESE
La
qualité et l'impact de la thèse peuvent se mesurer à travers les actions de
valorisations qui sont entreprises :
1-les
publications dans tous les secteurs de recherche,
2-ou les
brevets et rapports industriels qui seront tirés du travail, dans les secteurs
“ Science et Technologie ”, “Santé ”,
qu'il
s'agisse de la thèse elle-même ou d'articles réalisés, de conférences
internationales, pendant ou après la préparation du manuscrit, le doctorant
doit apparaître parmi les coauteurs.
6 – PROCEDURES DE MEDIATION
En cas de conflit persistant entre
le doctorant et le directeur de thèse, ou celui du laboratoire, il peut être
fait appel par chacun des signataires de cette charte à un médiateur ,
nommé par l’école doctorale qui, sans dessaisir quiconque de ses
responsabilités, écoute les parties, propose une solution et la fait accepter
par tous en vue de l'achèvement de la thèse. La mission du médiateur implique
son impartialité ; il peut être choisi parmi les membres du comité de direction
de l'équipe d'accueil ou de l'école doctorale, et en-dehors de l'établissement.
En cas d'échec de la médiation
locale, le doctorant ou l'un des autres signataires de cette charte peut
demander au chef d'établissement la nomination par le conseil scientifique d'un
médiateur extérieur à l'établissement. Un dernier recours peut enfin être
déposé auprès du chef d'établissement.
En cas d’arrêt de la thèse, un rapport
est effectué à l’initiative des signataires de la présente charte et est
présenté au chef d’établissement.
7 - EVOLUTION DE LA CHARTE et FIN DE THESE
La présente
charte sera révisable deux ans après sa mise en application par un comité mixte
composé de doctorants, d’enseignants-chercheurs, et de chercheurs, issus du
conseil scientifique de l’établissement, puis lors de chaque Contrat
Quadriennal de Développement.
Après
obtention du doctorat, il est remis au Docteur un Livret de Thèse, faisant
le bilan de sa formation. ll contient :
- le projet initial de la thèse,
- les avis des rapporteurs en vue de la soutenance de
thèse,
- le rapport
de soutenance,
- les
attestations de formations complémentaires et les évaluations des compétences
acquises par le doctorant,
- le mémoire
de thèse .
Parallèlement,
le docteur s’engage à fournir cinq ans durant à compter de la date de
soutenance, des renseignements concernant sa situation professionnelle.
Le docteur
pourra, s’il le souhaite, demander un rapport au directeur de l’équipe
d’accueil et au directeur de thèse sur ses aptitudes à l’investissement
personnel, l’intégration à une équipe, à la communication orale et écrite.
8– DISPOSITIONS TRANSITOIRES ET DIVERSES
Pour les thèses en cours, les
dispositions en matière de soutenance de thèse, de publication et de procédures
de médiation peuvent s'appliquer à compter du 1er janvier 1999.